La pub qui fait respirer la ville

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Plusieurs médias et blogs  à travers le monde ont rapporté l'installation d'une machine peu esthétique mais ô combien utile dans le centre ville de Lima, au Pérou. Il s'agit de ce que les péruviens ont surnommé le "super arbol" : 5 mètres de haut pour ce 'super arbre" qui purifie 200 000 m3 d'air ( en absorbant gaz de pots d'échappement et en rejetant de l'oxygène ), soit l'équivalent du volume respiré par 20 000 personnes. En somme, le travail de 1200 arbres. Dans un environnement aussi pollué et nocif que celui de Lima ( voir la vidéo un peu terrifiante ci dessous... ), cette invention de Tierra Nuestra est un progrès évident.

Intelligence aussi du "business model" permettant à ces machines d'être déployées dans la ville: à 37 000 euros l'unité, il fallait trouver des solutions de commercialisation alternatives. 

5 m de haut, 3,5 m de large : du beau panneau non ? C'est donc en finançant l'installation par des sponsors privés qui s'affichent sur les côtés de la bête que le déploiement s'opère depuis février. Ambition : 400 machines posées d'ici 4 ans. 

En attendant qu'un JC Decaux ou un Clear Channel s'empare de la chose et en fasse un mobilier urbain encore plus futé, voilà tout de même comment est née la première forme de créativité média affichage qui au lieu de "polluer" la ville, la rend plus respirable…

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La première gorgée de Coke

Alors que BBDO Montréal nous annonce pour le 12 juin que Pepsi va " créer une immense vague de joie au Québec " ( source MarketingMag ), 3 petits films pour COKE découverts il y a 3 jours sur Ads of the World suffisent à me réjouir.

Tous les blogs viraux sont en train d'en parler ou vont le faire. Parce que ces deux personnages en pâte à modeler qui rotent, se chamaillent et font du bruit avant leur scéance de cinéma sont parfaitement universels. Que c'est d'une légèreté charmante et divertissante. Que les mauvaises manières seront toujours prétexte à déconner, surtout quand c'est traité à la manière Coke, sympathique, fraîche, juste … jamais méchante en somme.

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Maille moutarde is rich

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Soyons juste: Obama n'a pas que des défauts, même si l'épidémie publicitaire de "yes we can" atteint désormais un stade nécessitant des actions sanitaires importantes. Homme-marque, il est aussi un catalyseur de buzz incroyable pour les marques . On a beaucoup parlé du Black Berry, plus récemment de la moutarde de Dijon, ardemment réclamée par le palais présidentiel lors de son premier voyage officiel à bord du Air Force One. Obama, en plus de sauver GM , les banques et la planète, pourrait-il sauver la plus célèbre moutarde de Dijon, Maille ? 

C'est bien ce qu'espère sans doute les élus locaux de Dijon. La ville de Dijon, opportuniste mais un peu lente, a envoyé fin mars une caisse de sa vedette locale, la moutarde Maille. Maille, une marque patrimoniale en France, rayonnant dans le monde entier. Une marque de presque 300 ans : la France entend parler pour la première fois d'Antoine Maille, distillateur-vinaigrier, en 1720, à l'occasion d'une épidémie de peste dans la région de Marseille…

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Les succès de The Gazette, la faillite de Canwest

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Depuis 2006, la campagne de The Gazette, "Words matter" quotidien montréalais anglophone, créée par l'agence BleuBlancRouge, remporte succès sur succès. Elle a été récompensée hier de l'honneur suprême chez les quotidiens : la campagne a en effet reçu le Grand Prix 2008 de la meilleure campagne publicitaire pour journaux au monde à l'occasion de l'International Newsmedia Marketing Association Awards qui se déroule à Miami.

Les dernières exécutions continuent de creuser le filon des mots et du sens, avec une couleur plus politique depuis l'automne 2008, en référence aux élections canadiennes ou encore américaines, très suivies au Canada. Quels que soient les supports ( radio, imprimé ou télé ), la réalisation est toujours à la hauteur des concepts d'origine, même si j'avoue avoir été un peu lassée ( fidèle lecteurs, vous commencez à vous en douter ) par toutes celles faisant référence à Obama : question d'overdose plus que de qualité intrinsèque 🙂


Cette campagne a d'autres vertus que la petite centaine de prix rapportée à son client : elle a contribué à améliorer l'image de marque de The Gazette, a boosté le moral de ses journalistes ( par les temps qui courent, c'est déjà beaucoup ), fait augmenter les ventes ( augmentation du revenu / copie entre 2007 et 2008 ). Les lecteurs du quotidien la plébiscitent. Et en prime: encore une création montréalaise qui triomphe à l'international, un client qui peut dire que la publicité traditionnelle ça marche ( ça non plus, ce n'est pas anodin et venant d'un média, c'est une profession de foi salutaire ! )… Que du bonheur ! 

À un -gros- nuage près.

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Mort aux clowns !

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"51 % des Français n'aiment pas les jeunes" : c'est L'Express qui le dit, suite à un sondage réalisé fin avril. Dans un pays dont on vante le taux de natalité dynamique, voilà qui promet des lendemains qui chantent ! En France, on adore les bébés, on aime les enfants mais on déteste les "jeunes cons"? 

C'est bien de perception qu'il est question, surtout quand on évoque le reproche suprême fait à ces "jeunes" ( je mets ces guillemets comme d'autres des pincettes ) : 70 % considèrent en effet que les jeunes sont "individualistes". Horreur ! 

D'où viennent alors ces cortèges et ces grèves incessantes depuis un an dans les universités et les lycées ? Ces mouvements qu'on dit manipulés par les syndicats et les partis de gauche ? Ça doit être une illusion d'optique puisque c'est désormais entendu, les jeunes sont juste des maudits individualistes :-)))

Ce chiffre me fait sourire et il fait écho de l'autre côté de l'Atlantique à une "polémiquette" soulevée par les 10 ans de pub d'une marque québécoise très portée sur les 15-25 ans : la Sloche…

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Du branded content en 1829

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Je suis tombée récemment sur cette double page magazine ( tirée du Time, numéro « 100 world’s most influential people » ). Il s’agit d’une publicité pour la prestigieuse marque de montre Breguet, née en 1775…

Vous pouvez y lire comme moi que Pushkin n’hésitait pas à faire entrer la marque dans son roman, de manière avantageuse ( cette montre est un vrai compagnon qui veille ), en 1829. Il s’agit sans nul doute d’y définir un peu mieux ce personnage de dandy, de le qualifier davantage dans l’esprit du lecteur du XIX ième siècle.

Si la facture, un peu trop classique ( deuxième page très convenue, avec gros plan sur le produit, comme toujours dans l’horlogerie ), ne rend pas hommage au caractère étonnant de son contenu, cette publicité n’en demeure pas moins efficace tant la date, le prestige de l’auteur interpellent. On oublie trop souvent que les marques ne sont ni une invention du marketing, ni même du XX ième siècle. Elles font partie du quotidien des hommes depuis des lustres et c’est pour cette raison même que les plus braves d’entre elles résistent aux outrages du temps.

Par ailleurs, ce concept m’a rappellé les polémiques en 2003-2004 sur certains auteurs britanniques…

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Kit de survie pour avenir très incertain

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L'austérité des temps de crise conduit souvent les entreprises à ramener la voilure et à se concentrer sur l'essentiel, ce qui n'est pas une mauvaise chose, et parfois à couper dans la R&D ou la veille stratégique ( "on verra plus tard ce que l'avenir nous réserve"), ce qui peut s'avérer plus dramatique. Car si bien des décideurs s'accordent en entrevue sur le fait qu'il faut déjà travailler sur la sortie de crise, beaucoup aussi ont le nez collé sur le présent et parent au plus pressé.

La veille stratégique est un exercice que j'affectionne quelle que soit l'époque et deux documents découverts récemment me semblent importants à partager ici.

• « Le Kit de survie pour anticiper l’émergence d’un nouveau monde. »

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Mercedes Canada: la résistance d’une marque étoile

Spectaculaires chiffres communiqués vendredi par Mercedes-Benz Canada : la marque à l'étoile vient de clôturer le meilleur mois d'avril de son histoire avec 2267 unités vendues ( plus de 2500 en incluant les Smart ). Une hausse de 21,3 % pour avril et sur les quatre premiers mois de l'année + 13 %. 

Le nouveau GLK 2010 explique une partie de ce succès spectaculaire. Et il est en Amérique du nord à un prix qui ferait courir bien des français chez leur concessionnaire: environ 42 000 $ ( HT ) soit environ 30 000 euros TTC. Mais cette nouveauté attrayante dans un pays enneigé n'explique pas tout, pas plus que la qualité du système 4Matic de Mercedes ( avis personnel : le meilleur sur glace que j'ai pu expérimenter ). En témoignent les résultats des catégories plus luxueuses des berlines de la marque : + 44,4 % chez les coupés SLK et + 35,3 % pour la classe CLS…

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