Le tout à l’égo

 

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IdeAd poursuit une série d'articles ( catégorie "Reflets de pub" ) autour d'une idée simple: la publicité est le parfait reflet de nos sociétés et de nos cultures. Aujourd’hui, le monde de Narcisse.

Narcisse a fait des petits. Rarement dans l’histoire de l’homme, ce dernier a été à ce point obsédé par son image. L’objet symbolique de Narcisse, c’était le miroir. Notre miroir aujourd’hui, c’est l’appareil photo, l’écran télé, l’écran de notre portable de notre ordinateur ou de notre Ipad. Non seulement voulons-nous nous voir, mais plus encore voulons-nous être vus !

La fameuse génération Y dont les médias nous rabattent les oreilles, génération des écrans et de l’image, est déjà presque dépassée : les bébés naîtront bientôt un smartphone à la main. C’est pourtant avec la génération Y et son rapport à l’image que le phénomène narcissique a pris une ampleur insoupçonnée. C’est la génération qui a rendu possible le phénomène de la télé-réalité par sa soif de reconnaissance personnelle. Dur d’imaginer nos grands-parents se prêter à un tel débordement du moi… C’est elle aussi qui s’expose sur tous les réseaux sociaux, en vidéo ou en 140 caractères: une génération nombriliste, pour qui la notion d’intimité n’est plus la même, qui se surexpose par jeu et parfois pour mieux se composer un personnage donc mieux se dissimuler…

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Mais le mouvement narcissique a pris une telle ampleur qu’il a embrigadé les plus jeunes comme les plus vieux. Aujourd’hui, l’exhibitionnisme n’a plus d’âge ni de limites. Jeunisme/ narcissisme, même combat.
 
La prime à la beauté a toujours existé mais dans un siècle où pour exister, il faut être médiatisé, son importance est décuplée: les top-modèles sont la norme alors qu’ils sont, statistiquement une exception… C’est aussi le paradoxe d’une époque où les consommateurs disent vouloir plus d’authenticité mais ne cessent de se réfugier dans des représentations d’eux mêmes artificielles et enjolivées : sur internet, nous sommes tous Georges Clooney ou Kate Moss. L’égalité des sexes passe aussi par l’obligation du corps parfait, déclinée au masculin.
 
Pour les marques comme les publicitaires, le tout à l’égo est une véritable manne. On ne compte plus les produits flattant notre moi si unique, ni les publicités glorifiant les milliards de moi sur terre. Les smartphones, outils de la relation fusionnelle avec la tribu mais aussi le moi, prolifèrent : question de statut, question d’applis et de connexion ! La culture du moi et la publicité ont toujours fait bon ménage. La vanité est à la publicité ce que la pluie est aux plantes. Au final, la publicité est le parfait reflet de cette tendance dominante.
 
La preuve en image,  avec l’embarras du choix en prime.

 

 

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