On a tous 2 minutes en commun

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20 minutes, le quotidien le plus lu en France ( dixit le communiqué ) lance aujourd'hui sa nouvelle campagne, créée par La Chose. 

20 minutes, quotidien le plus lu, c'est déjà lourd de sens sur l'époque. Mais cette actualité en rappelle une autre, tout aussi significative quoi que passée presque inaperçue:  pour la première fois aux Etats-Unis, il y a eu plus de lecteurs en ligne que pour les journaux imprimés. Selon le dernier rapport sur l'état de la presse, réalisé par le Pew Research Center's project for excellence in journalism, environ 46% des Américains interrogés disent s'informer au moins trois fois par semaine sur Internet. Ils ne sont que 40% à lire des journaux sur papier. Concurremment, les revenus publicitaires des journaux ont chuté de 46% en quatre ans. Pour 2010, la publicité des journaux papier est évaluée à 22,8 milliards de dollars, la publicité Internet à 25,8 milliards de dollars. Internet a chamboulé la presse papier, les smartphones et Ipads donnent le coup de grâce, même si les tablettes annoncent peut-être une renaissance.

Une nouvelle qui est l’occasion de se pencher non pas sur la disparition éventuelle des journaux papier…

 

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Club Med: comment flinguer sa marque en 7 étapes

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Avertissement: ce billet s'inspire de faits et d'événements ayant réellement existé. Des approches désastreuses du marketing expérientiel peuvent choquer certains lecteurs sensibles aux stratégies de marque.

Il y a quelques années, j'ai consacré une émission complète d'Invité de Marque à la saga du Club Med, fleuron du tourisme français aux fortunes diverses depuis les années 90, dont la communication se cherchait autant que le positionnement. C'était l'époque de la transition laborieuse vers une stratégie visant à redorer le blason jadis glorieux de la marque et à l'amener vers un territoire de luxe et de volupté: rénovation des villages, introduction de nouveaux standards sur les villages 5 Tridents, rupture assumée avec l'image GO / GM ( gentil organisateur, gentil membre ) et top du marketing expérientiel vu par le Club, ouverture d'une agence ultra design sur les Champs Elysées…

Récemment, la crise égyptienne m'a donné une occasion en or de revoir l'image globalement positive ( quoi que non convaincue quant à l'application ) que j'avais constituée au fil de lectures sur la stratégie du Club pour cesser de perdre des parts de marché. Expérience édifiante où l'idée qu'on se fait d'une marque vole en éclats.

Tout part d'une anecdote personnelle. Mais qui confine à l'universel tant elle résume bien le seul vrai moment de vérité pour les marques et les entreprises qui les gèrent : l'épreuve des faits, surtout en temps de crise. – point sur lequel les marques françaises ont des siècles de retard que seuls d'excellents produits compensent parfois –

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Vendeur 2.0 : l’avenir des marques ?

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A l'heure où le marketing s'affiche 2.0, où le consommateur ne cesse d''être nouveau, il est grand temps de s'interroger sur le rôle d'un acteur essentiel à l'économie de marché et aux marques en particulier : le vendeur. On a coutume de dire qu'un bon vendeur n'aura jamais de mal à gagner sa vie, même en temps de crise. Et pourtant …. si on peut douter du soi disant "nouveau consommateur", la certitude est totale quant à la nécessaire révolution du vendeur.

Plantons le décor :

Le consommateur a dorénavant accès à une multitude de sources d’information ( les blogs d'experts, les sites d'avis de consommateurs, les sites comparateurs, les shows de consommation…) ;

Ces sources d'information sont non seulement plus diversifiées, elles sont aussi plus fiables;

Le consommateur d’aujourd’hui se livre à une véritable étude de marché avant de passer à l’acte ;

il se méfie des vendeurs comme de la peste ( grande constante )

…et contrairement à ce que pourraient laisser croire les chiffres du e-commerce, il aime toujours fréquenter les magasins.

Conséquence : ce n’est plus un consommateur lambda que le vendeur doit informer, rassurer, convaincre mais un consommateur expert et soupçonneux.

Pour s'interroger sur le nouveau vendeur, rien de tel que l’Observatoire Cetelem 2011, qui nous fournit encore un fois une mine de renseignements sur le sujet. 

Le Web, toujours le Web 

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Idées : les soldes ont déjà commencé

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Il y a quelques temps, dans "Pub Academy",  était évoquée la grande désillusion causée par une sous catégorie du User Generated Content, le Consumer Generated Advertising. Un article de la Tribune il y a deux semaines lui fait étonnamment écho en pronant les vertus du "crowd advertising".

"Creads sollicite les idées des internautes : agence de communication en ligne, l'entreprise s'appuie sur un réseau de 25 000 créatifs pour satisfaire ses clients "*:

tel était le captivant chapeau de l'article en question, relatant le succès de cette start up née fin 2008 et fière d'annoncer de grands noms parmi ses clients ( Bouygues Telecom, Société Générale, Areva … ).

L'offre, plutôt conçue pour les petites entreprises, est divisée en 3 segments : un logo, un nom ( ou un slogan ), un site web. L'"agence participative" ( on a envie de l'appeler le courtier d'idées ou le dealer de neurones ) propose bien sûr ses services avisés ( même s'il est impossible de savoir quelle est l'équipe de pro derrière ces pages web ). Mais bien sûr, l'originalité repose plutôt sur les concours de création initiés par le client. Le principe est simple: le client dépose son brief sur le site de Creads; les internautes de la communauté Creads – des créatifs professionnels, graphistes, étudiants, mais aussi , pour la moitié apparemment, des amateurs -, sont prévenus via les forums, les blogs, Facebook, du nouveau concours et disposent d’une semaine pour soumettre leur création.

La start up promet autour d'une centaine de propositions, souvent dans un délai de 7 jours maxi, qu’elle aura le soin de filtrer afin de garantir au client, la qualité ( et la pertinence ? ) de ces propositions. Les créatifs peuvent  également voter pour leurs coups de coeur. Et on peut aussi ouvrir le vote si le client le souhaite à sa famille, ses amis, collègues, partenaires de bridge de la femme du client qui pourront aussi donner leur avis sur les idées soumises et voter. Bref, tout ce que les vraies agences détestent.

Et la journaliste de La Tribune de conclure : « Remporter le concours n'assure pas seulement la gloire. Sur la somme payée par le client – 600 euros pour un logo, 200 pour un nom – la moitié arrive dans les poches du vainqueur, l'autre moitié dans celles de Creads » !!!

100 € pour un nom, 300 pour un logo… la gloire pour 100 €, décidément la crise fait des ravages dans les pays développés.

 

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Le système Pantone

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Qui, dans les métiers de la pub, du design ou de la mode, ne connait pas Pantone, la bible des couleurs (2.000 teintes répertoriées, 3.000 avec les déclinaisons métalliques ou pastel) la bible donc qui permet de s'assurer, par exemple, que le rouge Coca-Cola est bien le même à New York, Paris ou Shanghai ? Mais qui sait à quel point cette marque est en passe de devenir un cas d'école du brand strechtching réussi ?

Car on connaît moins en effet l’univers étonnamment riche et varié de Pantone dont le socle est naturellement la couleur. La planète Pantone va de la carte de crédit aux boutons de manchettes en passant par son tout nouvel hôtel à Bruxelles.

Comme souvent dans les belles histoires de marque, l'innovation est au cœur de la stratégie voire de l'ADN de Pantone. D’ailleurs X-Rite, le numéro un mondial de la colorimétrie, ne s’y est pas trompé; en achetant Pantone en 2007 pour 180 millions $, X-Rite déclarait que cette acquisition allait leur permettre, entre choses, d’accélérer le développement de nouvelles technologies et d’innover en matière de business model. C’était un euphémisme…

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Killer board

Canal+:idead

Encore un sujet pub grâce à une campagne signée BETC Euro RSCG. Parfois le rythme s'essouffle chez BETC, parfois le client semble constituer une mission possible ( cf quelques billets ), parfois le buzz prend le dessus ( on reviendra sur Mc do et ses gaulois ). Mais la plupart du temps, c'est bon.

IdeAd a souvent souligné notamment l'art de la signature propre à BETC : de grandes lignes, ils en ont produit à la pelle au cours des dernièrs décennies et une telle constance émerveille. Stéphane Xiberras, DC, m'a déjà expliqué en entrevue à quel point pour lui un mot vaut mille images, comment quand on veut dire à quelqu'un qu'on l'aime, il est plus simple et plus fort de lui dire "je t'aime" plutôt que de lui dessiner un cœur sur un papier. Et combien la langue, au cœur des cultures, est un vrai rempart contre l'uniformisation.

Ironiquement, l'affiche du jour est d'abord un choc visuel: une DA impeccable et pleine d'impact.

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Téléscopage transatlantique

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L'avenir de la presse écrite et du journalisme vu d'un côté et de l'autre de l'Atlantique : récemment, deux nouvelles glanées sur le web se percutaient tellement que çà méritait un billet rapide.

Résumé par la lettre la FPJQ, çà donnait çà : 


"E-U: Les médias disent non à une
aide gouvernementale"

"Europe: les journalistes veulent
que les États aident les médias"

Oui aux €, non aux $ ???

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3D: la nouvelle frontière pour les marques ?


Ideadtv3D 

 

C’est en sortant d’Avatar en 3D que l’idée
m’a frappée. De l’horrible et interminable pause publicité qui précède le film,
de toutes les bandes annonces, ce qui m’a le plus frappée et qui a le plus fait
réagir la salle ( davantage même que le film Avatar ), c’est le message de
Haribo en 3D. Des fraises Tagada sortaient littéralement de l’écran et envahissaient
les rangs de spectateurs dont le réflexe était, invariablement, de tenter
d’attraper les bonbons volants.

Il y a un mois, lors l’événement FutureTV
auquel j’ai assisté à Paris, plusieurs statistiques sur l’arrivée de la 3D
confirmaient l’émergence d’une tendance dont on parle plus volontiers pour le
milieu du cinéma. Chez OrangeLabs ou dans les départements R&D de Thomson,
on peut pourtant déjà voir ces écrans nouvelle génération, pas encore parfaits
( il ne faut pas bouger sinon l’effet est perdu ), mais qui ne nécessitent plus
de lunettes ( un peu fatigantes malgré tout sur une durée de 2H40 comme le film
de Cameron ).

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YUL-LAB : génial ou suicidaire ?

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La marque Montréal se démène beaucoup pour exister au niveau mondial. Et son industrie publicitaire n'est pas la dernière à participer à cette volonté de rayonnement, Sidlee en tête. Jeudi et vendredi, une mission lancée par l'AAPQ, l'association des agences de publicité du Québec, était à Chicago. Objectif : convaincre les grands annonceurs que le Québec, et Montréal en particulier, est un marché test idéal pour les grandes campagnes publicitaires mondiales. Le moins qu'on puisse dire, c'est que cette initiative interpelle à bien des niveaux… 

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Life after free

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Quelques nouvelles de la planète média en ce début de semaine. Actuellement un projet de loi sur la protection des sources des journalistes est l’objet de discussions animées à Washington. Pour tout dire, du projet au vote, l'eau risque de couler sous les ponts ?

On ne s’entend même pas entre La Chambre des représentants et le Sénat sur la définition de ce qu’est un journaliste. Pour la Chambre des représentants, est considéré comme journaliste celui pour qui le travail d’information représente une part substantielle de son gagne-pain. Le Sénat pour sa part, n’a pas les mêmes restrictions… sauf que, son comité de la justice vient d’adopter un amendement qui excluerait les « dilettantes » de la définition de journalistes.

Bref, les blogueurs ne sont pas près d’être reconnus comme " journalistes ", aux USA en tout cas !

Toute cette bataille a des allures surréalistes quand on connait le drame qui agite le milieu des quotidiens et plus largement des médias en Amérique du Nord ( et ailleurs, mais sans doute moins violemment ). Et qui se battra demain pour être journaliste, quand le tiers des journalistes européens craignent la disparition de leur média ( source : The Guardian ) ?

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