Le « petit » de trop

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C'est une formule assassine qui résume parfaitement l'état d'esprit français sur cette discipline, ce métier qu'est la communication: elle suinte le mépris.

Elle est signée d'un journaliste célèbre en France, bon écrivain également ( lisez ses "Batailles de Napoléon", étonnantes ), dans l'édito d'un grand hebdomadaire.

Bien sûr, il y est question de communication politique… discipline ô combien méprisable comme chacun sait: le monde entier s'est prosterné devant les conseillers com' d'Obama en 2008, mais hors des frontières américaines, les spin doctors redeviennent des moins que rien. Et quelle hypocrisie formidable, quand on sait à quel point les journalistes font partie du système en vendant leurs services de media training à tous les politiques et chefs d'entreprises demandeurs. 

Laurent Joffrin parle de politique mais il ne se passe pas une semaine de ce côté-ci de l'Atlantique sans que j'entende une remarque du même tonneau sur la "com' ". Ah la com'… Toujours là pour colmater les brèches, éteindre des incendies, en créer parfois ( " faut qu'on parle de nous !" ). Pubeux, enfants de Séguéla, marketeurs … En France , vous dîtes " la com' "  ( abréviation condescendante et bien symptomatique ) et tout est dit: les effets de manche, l'enfumage, la bullshit. 

Ce qu'exprime "ces petits messieurs de la com", c'est un immense retard, c'est le poids d'une autre époque. Une forme d'ignorance et d'inculture made in France. Qui, dans sa grande majorité, pense que communiquer c'est:

  • mentir … alors que la transparence numérique l'interdit; 
  • travestir les faits …quand il s'agit surtout de choisir de bonnes histoires;
  • caricaturer à gros traits … quand la bonne communication est affaire subtile et intelligente;
  • un travail à la surface des choses… alors que c'est au contraire dans le dur, la réalité et le tangible que les meilleures campagnes de communication se construisent.

Oserons-nous l'écrire ? La communication est stratégique: les grandes marques ( et leurs créateurs ) l'ont compris depuis longtemps.

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Le viral ? So mainstream !

Advertising Age, en collaboration avec Visible Measures, publiait il y a deux semaines les 10 spots "viraux" les plus visionnés de toute l’histoire du web, worldwild il va de soi. En mentionnant d'ailleurs la difficulté à décider si oui ou non on parlait bien de "viral". Pas de réelle surprise mais tout de même quelques enseignements à tirer d’un tel classement.

Première leçon : le viral bouscule la hiérarchie des marques. Le numéro 1 de tous les temps n’est pas une grande marque mais un une marque anonyme de mixeur qui avec sa série de spots “Will it blend” bat les ténors de la pub comme Evian, Old spice, Pepsi…

 

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Le bonheur est dans les RP, la suite

Influenceidead 

 

Deux nouvelles récentes viennent ajouter une couche aux billets déjà écrits ici sur la montée en puissance des RP, et sur l'importance résolument actuelle des stratégies d'influence.

Les deux se font un écho presque parfait, quoi qu'évoquant deux études parfaitement distinctes géographiquement. La lettre de la FPJQ – souvent riche d'infos concernant les études sur les médias à travers le monde – donnait le ton :

Les nouvelles de plus en plus dépendantes des relations publiques : 

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