Club Med: comment flinguer sa marque en 7 étapes

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Avertissement: ce billet s'inspire de faits et d'événements ayant réellement existé. Des approches désastreuses du marketing expérientiel peuvent choquer certains lecteurs sensibles aux stratégies de marque.

Il y a quelques années, j'ai consacré une émission complète d'Invité de Marque à la saga du Club Med, fleuron du tourisme français aux fortunes diverses depuis les années 90, dont la communication se cherchait autant que le positionnement. C'était l'époque de la transition laborieuse vers une stratégie visant à redorer le blason jadis glorieux de la marque et à l'amener vers un territoire de luxe et de volupté: rénovation des villages, introduction de nouveaux standards sur les villages 5 Tridents, rupture assumée avec l'image GO / GM ( gentil organisateur, gentil membre ) et top du marketing expérientiel vu par le Club, ouverture d'une agence ultra design sur les Champs Elysées…

Récemment, la crise égyptienne m'a donné une occasion en or de revoir l'image globalement positive ( quoi que non convaincue quant à l'application ) que j'avais constituée au fil de lectures sur la stratégie du Club pour cesser de perdre des parts de marché. Expérience édifiante où l'idée qu'on se fait d'une marque vole en éclats.

Tout part d'une anecdote personnelle. Mais qui confine à l'universel tant elle résume bien le seul vrai moment de vérité pour les marques et les entreprises qui les gèrent : l'épreuve des faits, surtout en temps de crise. – point sur lequel les marques françaises ont des siècles de retard que seuls d'excellents produits compensent parfois –

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Reebok : le ROI en vedette

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Aux annonceurs qui ont invariablement le réflexe de réduire leurs investissements publicitaires en période de crise, les agences, qui prescrivent exactement le contraire, pourront dorénavant s’appuyer sur l’exemple de Reebok. Les chiffres, les budgets sont tellement rares dans ce milieu que quand un client veut bien parler, il faut saluer l'occasion. D'autant qu'elle confond tous les sceptiques. Et rappelle que le marketing et la com ne sont pas des dépenses mais bien un investissement comme un autre: donc qu'ils peuvent être rentables. 

Au début des années 2000, Reebok était devenu la marque has been de l'univers sneakers. Celle qu'on associait à Véronique et Davina en France; ou à Fame au Canada.

Début 2008, les journaux économiques européens titraient : "Adidas : les ventes de Reebok toujours en baisse." 

On y apprenait également que le patron de la filiale d’Addidas Paul Harrington allait être remplacé par Uli Becker, jusqu'à alors Chief Marketing Officer

Fin 2010, les mêmes quotidiens titraient : "Reebok atteindra 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2015.

Que s’est-il passé ?

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Be Berlin ou le road show mondial d’une ville créative

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 Même en vacances, même en face du Mur de Berlin, difficile d'échapper aux marques 🙂 De retour de Berlin, impossible pour IdeAd de ne pas évoquer une autre stratégie de branding réussie pour une ville fascinante et qui n'usurpe pas son statut de ville créative par excellence.

Berlin est une ville de paradoxe : capitale d'un pays riche, mais criblée de dettes; ultra créative et très ouverte mais vue comme conservatrice et sérieuse par l'étranger; ville d'histoire et de passé mais underground et alternative comme la New York des années 80. En somme, un potentiel fou. Bien compris de la communauté artistique du monde entier, qui depuis la chute du Mur en 89 l'a investie et lui donne un visage à la fois bigarré, cosmopolite et cool : la musique, l'art contemporain, l'architecture, tout bouge très vite à Berlin. Se proclamer ville créative n'y a rien d'usurpé, bien au contraire. Dès les années 20, Berlin était la capitale européenne la plus éclatée et la plus permissive, déjà célèbre pour ses nuits plus exubérantes que celles de Paris…

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