Pub Academy

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Pete Blackshaw, vice-président exécutif des strategic services chez NM Incite, vient de signer un article fort intéressant dans Ad Age:  lui qui s’était fait le chantre du Consumer Generated Advertising et qui avait créé Joe copy , site conçu pour encourager la création amateur, “déchantre” !  Et prêche quasiment l'abandon de cette forme de campagne.

Le Consumer Generated Ad était une gifle à la face des créatifs. Ad age titrait sur la fin de l'âge d'or des créatifs. Monsieur Tout le monde était capable de faire mieux, pas tous les monsieurs tout le monde du monde mais il s’en trouvait un ou deux qui, sortis de nul part, pouvaient créer un meilleur spot que les pros du métier….

Blackshaw développe en plusieurs points sa déception par rapport aux promesses du CGA, promesse proche d'ailleurs de celle du User Generated Content pour les médias. 

En premier lieu, il détaille à quel point l'idée que le CGA serait abordable s'est révélée fausse. Citant le cas de Frito Lay dans le cadre des Superbowl, ( rare cas de CGA ayant fait son chemin ) le dispositif est tel que le coût n'a rien de bien différent d'une campagne  traditionnelle et peut même se révéler plus cher.

Second point : le buzz autour du CGA s'est usé. C'est probablement la grande leçon du web 2.0 et de l'effet réseau social : tout circule plus vite et tout s'use à vitesse accélérée. Or l'originalité de la pub-Academy virtuelle constituait un de ses meilleurs attraits : on avait envie d'aller voir. Las, c'est désormais un vieux phénomène. De surcroît, il y maintenant une telle profusion de User Generated Content dont la grande majorité est sans aucun intérêt que le consommateur en est revenu … et l’annonceur aussi.

La troisième leçon tirée par BlackShaw interpelle : " advertising isn't necessarily a popularity contest ". A priori on jurerait le contraire !

 

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Superbowl 2009 : fin de partie pour la pub ?

Idead:superbowl
2008 n'avait pas été un très grand crû, 2009 signe sans doute la fin définitive d'une certaine époque : le Superbowl, véritables JO de la pub, résistait bien jusqu'ici et aux turbulences économiques et à la révolution en marche dans l'industrie publicitaire. À 3 millions U $ le 30 s, NBC a quand même défié la tendance et a su exploiter l'effet dernière minute dans ses ventes, certains annonceurs révisant leurs plans jusqu'aux derniers jours précédant l'événement ( 52 spots vendus au final ).

Mais créativement parlant, aucune vraie surprise. Qui oserait encore prétendre que les périodes de crise sont propices à la créativité après avoir visionné les spots de cette 43 ième éditions ? Ramassis de vieilles recettes selon Stuart Eliott du NY Times qui compte désormais Madison Avenue parmi les grandes désillusions du moment, avec Wall Street et les banques… Ce n'est certainement pas le spot Pepsi ( refresh anthem ) mettant en vedette Bob Dylan qui me fera démentir cette assertion ( le grand Bob ne porte décidément pas chance aux marques, son apparition pour Victoria's Secret il y a plusieurs années n'étant vraiment pas passé au panthéon publicitaire non plus ). 

L'industrie de la pub américaine se questionne sans doute encore plus ce matin en découvrant les résultats du concours USA Today, qui chaque année établit la pub la plus aimée du public ( Admeter contest )…

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