Idées : les soldes ont déjà commencé

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Il y a quelques temps, dans "Pub Academy",  était évoquée la grande désillusion causée par une sous catégorie du User Generated Content, le Consumer Generated Advertising. Un article de la Tribune il y a deux semaines lui fait étonnamment écho en pronant les vertus du "crowd advertising".

"Creads sollicite les idées des internautes : agence de communication en ligne, l'entreprise s'appuie sur un réseau de 25 000 créatifs pour satisfaire ses clients "*:

tel était le captivant chapeau de l'article en question, relatant le succès de cette start up née fin 2008 et fière d'annoncer de grands noms parmi ses clients ( Bouygues Telecom, Société Générale, Areva … ).

L'offre, plutôt conçue pour les petites entreprises, est divisée en 3 segments : un logo, un nom ( ou un slogan ), un site web. L'"agence participative" ( on a envie de l'appeler le courtier d'idées ou le dealer de neurones ) propose bien sûr ses services avisés ( même s'il est impossible de savoir quelle est l'équipe de pro derrière ces pages web ). Mais bien sûr, l'originalité repose plutôt sur les concours de création initiés par le client. Le principe est simple: le client dépose son brief sur le site de Creads; les internautes de la communauté Creads – des créatifs professionnels, graphistes, étudiants, mais aussi , pour la moitié apparemment, des amateurs -, sont prévenus via les forums, les blogs, Facebook, du nouveau concours et disposent d’une semaine pour soumettre leur création.

La start up promet autour d'une centaine de propositions, souvent dans un délai de 7 jours maxi, qu’elle aura le soin de filtrer afin de garantir au client, la qualité ( et la pertinence ? ) de ces propositions. Les créatifs peuvent  également voter pour leurs coups de coeur. Et on peut aussi ouvrir le vote si le client le souhaite à sa famille, ses amis, collègues, partenaires de bridge de la femme du client qui pourront aussi donner leur avis sur les idées soumises et voter. Bref, tout ce que les vraies agences détestent.

Et la journaliste de La Tribune de conclure : « Remporter le concours n'assure pas seulement la gloire. Sur la somme payée par le client – 600 euros pour un logo, 200 pour un nom – la moitié arrive dans les poches du vainqueur, l'autre moitié dans celles de Creads » !!!

100 € pour un nom, 300 pour un logo… la gloire pour 100 €, décidément la crise fait des ravages dans les pays développés.

 

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Apple et le péché d’orgueil

“Notre unification de la pensée constitue une arme plus puissante que n'importe quelle flotte ou armée sur terre. Nous formons un peuple. Avec une volonté. Une détermination. Une cause. Nos ennemis pourront converser entre eux jusqu'à en mourir. Et nous les enterrerons avec leur propre confusion”

Extrait du discours de Big Brother dans la pub apple 1984.

Il y a près de 40 ans, Apple diffusait l’un des spots les plus marquants de l’histoire de la pub;  1984 fut diffusé une seule fois pendant le troisième quart du SuperBowl en…1984. Le spot allait asseoir la réputation de Chiat Day et imprimer dans l’esprit de plus de 43 millions de téléspectateurs la mission du fabricant du premier ordinateur individuel : la liberté.

C'était l'époque où Apple était David et IBM, Goliath. Depuis, Apple a vendu beaucoup d’Apple, de Mac, Ipod, Iphone, Ipad. Plusieurs se demandent si Apple n’aurait pas aussi vendu son âme ?

De fait, Apple est un peu le Nike des années 2000 :  la marque séduit la planète comme jadis l'a fait le Swoosh . Nous sommes manifestement en train de vivre un point tournant de l'une des marques les plus importantes de cette décennie ; Apple est confronté à d'énormes défis, et ils relèvent moins de la technologie que du branding. 

On peut résumer ces défis en quelques questions existentielles pour une marque :

  • Comment passer du statut de challenger à celui de leader ?
  • Comment continuer à fonctionner en système fermé et payant quand la gratuité et l'open source montent en puissance ?
  • et finalement, combien de temps peut-on rester une lovemark universelle quand on est aussi arrogant ? 

Il y a plusieurs époques dans la saga Apple et les analyses sont légion. En ce qui nous concerne, retenons  simplement qu'Apple a vécu une vraie révolution depuis le lancement de l'Ipod et d'Itunes : un vrai turning point comme dirait Gladwell.

Car avec le succès de l'Ipod, Apple a non seulement changé durablement le modèle d'affaires d'une industrie ( la musique ) , mais comme marque, elle a aussi changé de planète.

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